La taxe, pas un cul-de-sac ?

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Dans leur carrière, les journalistes ont le privilège de voir des films ou des produits avant tout le monde. De mon côté, j’ai expérimenté la taxe au sac avant le peuple valaisan en 2018. Petite chanceuse, n’est-ce-pas ?

C’était à Neuchâtel, en 2010 déjà. Grosse interrogation devant cette première expérience du «jeter intelligent». D’abord tentée par la fraude (sac noir illégal, utilisation des poubelles publiques), je me suis faite une raison. Parce que le personnel de la voirie se transforme en Inspecteur Snif et a les moyens de vous faire payer.

Face à ce constat, s’amorce une réflexion sur comment répartir ses déchets dans les bons conteneurs. Rendons à César ce qui est César : les déchets verts au vert, papiers et carton ici, verre là…chacun son conteneur. Vous le saviez déjà, avant même la taxe au sac.

Au-delà de ce «jeter intelligent», l’idée de cette taxe est une opportunité d’«acheter intelligent» ou du moins, plus raisonnablement. En ligne de mire, l’emballage en plastique, ennemi public numéro un : volumineux dans la poubelle et gourmand en ressources naturelles. Peut-on aussi parler du gaspillage alimentaire ? En pesant les rations justes, a-t-on encore besoin de balancer une boîte de pâtes entière à chaque repas? Sauf si votre famille est composée de joueurs de rugby, où je vous déconseille de les rationner, sous peine de plaquage. Cessons aussi le gaspillage dans les achats dits plus accessoires. Ai-je vraiment besoin de ce même pull en trois coloris ? Et ce sac à main pochette où seul un paquet de mouchoir rentre (les smartphones ayant beaucoup grossi ces derniers mois)? Dernière anecdote : la poubelle de Béa Johnson, papesse du zéro déchet, tient dans un petit bocal pour une année de déchets. Impossible n’étant pas valaisan, parions que cette transition au sac taxé n’aura été, au final, qu’une tempête dans un verre d’eau!

Littérairement vôtre,

Anaïs/Sïana

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