La part du Lyon à pleines dents

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Quand les circonstances le permettent, mon compagnon et moi partons dans le sud de la France en fin d’année pour visiter sa famille, ce qui était le cas pour 2021. Un vrai défilé de repas, où je renoue avec les spécialités du sud. Le traditionnel foie gras se déguste à l’apéritif, et il s’invite même dans notre valise en repartant. Un repas du soir prend des allures de banquet…et pour cause, les convives peuvent choisir entre la fondue bourguignonne, au fromage, la raclette ou une pierrade de viande. J’opte pour la raclette, pas celle que nous faisons en Helvétie avec la meule, mais celle servie en portion individuelle. Cela fait partie du folklore des vacances (oui nous faisons aussi des « raclonnettes » par chez nous, mais c’est moins orthodoxe).

Albi

Cette ville d’environ 50’000 âmes présente un très beau spectacle de son et lumière pendant les fêtes. En trois lieux, on découvre des illuminations sur des monuments de la ville, dont la spectaculaire Cathédrale Sainte-Cécile. A l’intérieur, je vous conseille de lever le nez au ciel, non pour contempler notre Christ sauveur, mais les couleurs pastel éclatantes du plafond. Le pastel a fait la réputation de la région et s’utilise dans la peinture, mais aussi en cosmétiques.

Cordes-sur-Ciel

Toujours dans le département du Tarn, ce village au nom poétique repose sur une colline. On la visite pour admirer son bourg médiéval. L’entrée se fait par un des hauts portiques sur la ville pavée. Pendant l’hiver, la cité est peu visitée, contrairement à l’été où des cars déversent leurs flots de visiteurs. Des panneaux didactiques vous présentent la fonction des bâtiments. Prêtez attention aux gargouilles sculptées en forme d’animaux, qui racontent des scènes de chasse ou du quotidien.

Arles

Arles, ville culturelle et ses ruelles. Lorsque nous demandons à notre aubergiste où se parquer en ville, il recommande les parkings à ciel ouvert, mais qui sont « bien fréquentés ». Ah. Notre voiture à plaque suisse et nous prenons peur. Au final, nous trouvons une place où l’horodateur est en panne (quel dommage), dans une ruelle tranquille. De la ville, nous retenons les monuments historiques tels que l’obélisque sur la Place de la République, les arènes, ainsi que le théâtre antique d’Arles. Tout cela de nuit. La visite marquante de cette ville est surtout la Fondation Luma, que nous visitons le lendemain.

Arles – Fondation Luma

Ce musée brille comme un diamant dans le ciel. Sa forme, irrégulière, se présente comme un diamant brut. On y arrive par les jardins, en découvrant une sculpture géante rose pétante…Puis on fait le tour, en passant devant le Réfectoire où il est possible de se restaurer. Si vous réservez votre billet en ligne, l’entrée est gratuite. Les visiteurs sont régulés par tranche horaire, ce qui rend la visite plus agréable. Le début de la visite se fait à l’inverse de la logique : commencer par tout en haut. Sur le rooftop, la vue sur Arles est imprenable. Pour redescendre dans les étages, empruntez soit les escaliers, soit le toboggan. Les visiteurs de tout âge se prêtent au jeu et nous faisons de même. Côté culture, les expositions d’art sont visibles au niveau -2, vers les jardins. Une salle présente des clichés intimistes de la photographe star Annie Leibovitz (qui a travaillé pour Vanity Fair et photographié entre autre la Reine d’Angleterre). Un autre artiste qui m’a impressionnée est Urs Fischer, qui réalise des œuvres, qu’il détruit partiellement. En l’occurrence, une statue grecque avec la tête explosée en mille morceaux et le buste en partie fondu. Déroutant. Hans-Peter Feldman a quant à lui apposé côte à côte des articles du Herald Journal en 2018, au moment de la crise boursière. Son but était de montrer que pendant cette période, le monde changeait et restait le même à la fois…Un regard intéressant sur notre société capitaliste. A la fin de l’exposition, on se balade dans les jardins.

Lyon

Après nos deux jours à Arles, nous avons mis le cap sur Lyon. Elle est la deuxième plus grande ville du pays et c’est en marchant dans les rues que je m’en suis vraiment aperçue. Pas vraiment habituée aux grandes villes, c’était énergivore de se faufiler dans la foule. Pour avoir un peu de tranquillité, nous empruntions des chemins de traverse. Nous avons pris de la hauteur en montant dans le petit funiculaire de Fourvière, jusque sur la colline éponyme. De là, on a une vue imprenable sur la ville. Une matinée brumeuse, nous sommes allés tout au nord de la ville, au parc de la Tête d’or. Le public a le choix de visiter les serres, admirer les daims ou déambuler le long du lac. Au moment de notre visite, le brouillard était tel, qu’on devinait seulement les canards, fantômes flottant sur les eaux claires.

Le Musée des Confluences est situé à l’extrême sud de la presqu’île de Lyon. Le tram T1 vous amène dans cette zone qui a été récemment revalorisée. Le musée, un des derniers ouvrages de Renzo Piano, se présente avec ses facettes brillantes (comme le Luma précédemment décrit). Haut et vaste comme un hall d’aéroport, le musée présente deux étages d’expositions. Le temporaire propose une exposition sur les oiseaux, ainsi que sur les Sioux. Les expositions permanentes présentent un espace sur la Mort, l’Anthropocène (impact de l’homme sur son milieu), animaux préhistoriques (spéciale mention au mammouth grand comme un bus!).

On se rendant tout au bout du musée, on découvre la fameuse confluence, où le Rhône et la Saône se rejoignent.

Brasserie Georges

Côté gastronomie, nous avons franchi les portes de la Brasserie Georges, plus grande brasserie de France. Elle peut recevoir 500 personnes par service, soit 1’000 personnes en une journée. Point besoin de réserver pour les tables de deux, il suffit de se présenter spontanément pour être placé en un rien de temps. La carte propose des mets typiques de Lyon, diverses viandes en sauce, poissons, vins français. Soudain, la lumière s’éteint et des serveurs arrivent avec des desserts illuminés. La musique d’anniversaire retentit et les convives applaudissent à tout rompre. Fêter son anniversaire à la Brasserie Georges, ou comment vivre un jubilaire inoubliable !

Musée archéo Lugdunum

Nous étions de retour sur la colline de Fourvière pour le musée gallo-romain de Lyon. Avant d’attaquer la visite, nous avons admiré le théâtre antique. Il est composé de deux parties, avec un espace qui peut accueillir 5’000 personnes (11’000 anciennement avec des tribunes qui ont aujourd’hui disparu) et un plus petit de 3’000 personnes. Dans le musée, vous trouverez des stèles, objets et mosaïques issus de l’ère gallo-romaine. Un espace est dédié aux empereurs qui ont succédé à Jules César.

En conclusion, nous revenons les batteries rechargées de ce voyage. Elle était riche d’un point de vue historique, culturel, gastronomique et historique. Nous nous réjouissons de découvrir d’autres régions de France à l’avenir !

En savoir plus

Fondation Luma (Arles)
Musée d’archéologie – Lugdunum (Lyon)
Restauration : Brasserie Georges, Grand café des négociants
Logement : Hôtel Président Wilson, Air bnb à la Presqu’île – Cordeliers

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